Cours de licence de sociologie:
Les différentes approches de l'économie.
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Le cours se divise en plusieurs parties, vous pouvez soit le lire dans l'ordre logique, en avançant via la flèche de transition entre parties, soit aller directement à une partie qui vous intéresse en particulier, en utilisant le sommaire ci-dessous.

Introduction : à propos des définitions (Ci-dessous)

Chapitre 1 : Comment l'activité et la science économiques se détachent-elles de la morale et de la politique?

Chapitre 2 : Les auteurs classiques

Chapitre 3 : Les auteurs néoclassiques

Chapitre 4 : L'analyse marxiste

Chapitre 5 : La pensée économique de Keynes

Chapitre 6 : Les insuffisances d'une pensée purement économique

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Introduction : à propos des définitions

Tous les économistes ne se représentent pas le champ de l’économie de la même façon.

I - Ceux qui mettent l’accent sur les richesses sans être cependant d’accord ni sur la nature des richesses ni sur leur origine.
Aristote, Smith, Say, Marx, Walras


A - Les auteurs

- Jean-Baptiste Say (début du 19e) et les 3 aspects : production, distribution et consommation ; Karl Marx (milieu du 19e) : production et échange.

B - Manières différentes de définir la richesse

- Pour Aristote (4e siècle avant JC), ressources nécessaires à la vie.
- Adam Smith (fin du 18e) : seules richesses matérielles donc produits de l’agriculture et de l’industrie. Idem pour Marx avec un peu plus de nuances (prise en compte du commerce et des transports nécessaires pour amener marchandises à ceux qui les utilisent.) Say tient compte, quant à lui, des richesses matérielles et immatérielles tout comme Léon Walras (fin du 19e.)

C - D’où vient la richesse ?
- Pour Smith et Marx, du travail humain.
- Pour Walras et Say, la richesse est mesurée par un prix qui dépend de la rareté et de l’utilité.

II - Ceux qui mettent l’accent sur les comportements individuels plutôt que sur les groupes sociaux ou le fonctionnement d’ensemble de l’économie. Robbins et tous les auteurs néoclassiques en général

A - Le comportement rationnel de l’agent économique

Il mesure l’avantage qu’il peut tirer d’un acte économique et les inconvénients qui peuvent en résulter et il agit lorsque les avantages sont supérieurs aux inconvénients.

B - Les problèmes soulevés par cette définition

Le passage de la microéconomie (comportements individuels) à la macroéconomie, développée notamment par le Britannique John Keynes (années 1930.) Ce qui est rationnel pour un individu ne l’est pas forcément pour l’ensemble de la société. Exemple de la baisse des salaires par un employeur qui veut embaucher et le résultat global sur l’économie : baisse de la consommation, de la production et de l’emploi. La macroéconomie étudie le fonctionnement global de l’économie. Au lieu de s’intéresser au comportement d’un consommateur, on s’intéressera à la fonction de consommation dans l’ensemble de l’économie (voir Keynes).

III - L’économie est-elle une science ?

Pour Marx, existence de lois, dont la loi de baisse tendancielle du taux de profit. Pour Walras et néoclassiques, lois également et possibilité d’utiliser les mathématiques. Cependant, si pour Marx, chaque période historique a ses lois propres, pour les néoclassiques, les lois économiques sont immuables ou encore naturelles.
L’économie est une science sociale : il faut tenir compte de l’ensemble de l’environnement social quand on raisonne en économie et notamment des anticipations.

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