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101 bonnes raisons de boycotter TV, ordinateur et smartphone


Résumé des livres "TV Lobotomie" et "La fabrique du crétin digital"

Je vous propose (en vrac) un résumé des meilleurs enseignements des deux livres de Michel Desmurget, le premier (et vraisemblament meilleur) intitulé "TV Lobotomie - la vérité scientifique sur les effets de la télévision" (sur les nombreuses conséquences abominables de la télévision, tant au niveau individuel que collectif) et le deuxième "La fabrique du crétin digital" (sur les effets non moins désastreux des nouvelles technologies numériques récréatives que sont l'ordinateur et surtout le smartphone).

De "TV Lobotomie" :

- Pouvons-nous accepter qu'un troisième parent (cathodique) pénètre subrepticement l'intimité psychique de nos enfants afin de susciter chez eux des comportements de dépendance ou d'achat aux effets sanitaires et cognifitifs dévastateurs ?

- La TV dégrade les performances scolaires : problèmes de discipline, agressivité mal contenue, troubles attentionnels, propagation de valeurs sociales consuméristes, conduites sanitaires à risques...

- La relation entre violence des médias et violence de la vie réelle est à peu près aussi forte qu'entre tabagisme et cancer du poumon.

- Une crainte pourrait renvoyer, non à ce qu'induit la télé, mais à ce qu'elle entrave et prohibe par le simple fait de sa présence.

- Quand l'esprit s'égare et vagabonde, il existe une forte activation des aires cérébrales impliquées dans les processus de créativité, raisonnement prospectif et résolution des problèmes. La TV étouffe ces facultés.

- La télé mérite-t-elle que nous lui abandonnions 16 années de notre vie éveillée ?

- Dans l'histoire de l'humanité, nul bien de consommation n'a colonisé la vie des hommes aussi prestemment que la TV !

- Sans surprise, les enfants les plus défavorisés affichent la consommation la plus élevée de cathode.

- Plus une mère est déprimée, plus ses enfants sont exposés à des volumes télévisuels importants.

- La TV engendre une diminution de l'activité physique, une dégradation des habitudes alimentaires, une réduction du temps de lecture, une altération du sommeil, un affaissement des performances scolaires, un assèchement des interactions intra-familiales...

- Il était déjà alarmant que 2/3 des ados aient une TV dans leur chambre ; bientôt ils en auront une dans leur poche (ordiphone)...

- L'usage télévisuel s'acquiert par imprégnation durant les âges initiaux de la vie. Le volume de TV durant la petite enfance est corrélé au volume pendant l'adolescence puis à la vie adulte.

- Tout ce qui est lent et compliqué n'a pas sa place sur le petit écran.

- (sur les émissions bêbêtes pour attirer et garder un large audimat) : du plus petit dénominateur commun, nous passons promptement au plus petit cerveau commun, aussi nommé primat du plus sombre crétin.

- Étonnament, ce ne sont pas les enfants qui réclament le poste, mais les parents qui prescrivent son usage.

- Plus nous subissons précocement l'assaut de la TV, plus nous accoutumons notre vie à sa présence anesthésiante et plus il nous devient difficile de soustraire notre esprit à son emprise.

- Effet délétère du petit écran sur l'attention, la pensée conceptuelle, le langage et les fonctions cognitives supérieures.

- Le rôle de la télévision dépend de ce qui est déplacé. Quand elle apporte à l'expérience de l'enfant des stimuli et infos éducativement équivalents ou supérieurs à ceux de l'environnement, son effet est positif ou nul.

- Effort, intelligence, lecture, langage, attention, imagination : tous sont frappés.

- L'autodiscipline, conçue comme capacité à faire passer le nécessaire avant l'agréable, est un facteur-clé de la réussite académique.

- La pratique de la lecture à l'âge adulte trouve ses racines dans l'enfance.

- Syndrôme du zapping : on nous dresse à vouloir tout, tout de suite et sans effort.

- Les élèves les plus téléphages sont invariablement identifiés comme les plus impulsifs et inattentifs par le corps enseignant.

- Dans la mesure où les fonctions de mémorisation et d'apprentissage dépendent directement de l'attention, c'est tout le fonctionnement cognitif qui est compromis quand cette dernière est atteinte.

- La télévision constitue du point de vue ontogénétique un temps stérile, parfaitement inutile.

- Une heure d'écran chaque jour entre 8 et 16 ans se traduit par une perte de 10 % du lexique.

- Moins de mots aux stades précoces du développement, cela signifie en bout de chaîne moins de langage et donc d'intelligence.

- On différencie les images endogènes créées par l'activité cognitive, onirique ou fantasmatique des images exogènes imposées par le monde extérieur.

- Si nous habitons un livre, la télévision quant à elle nous habite.

- La TV a une action castratrice sur l'imaginaire enfantin. Elle diminue drastiquement le temps que les enfants consacrent aux activités ludiques susceptibles de stimuler la créativité et l'imagination.

- La télévision capture l'imagination mais ne l'affranchit pas. Un bon livre stimule et libère immédiatement l'esprit.

- Des analyses montrent que la richesse des dessins d'enfant diminue progressivement en fonction de l'exposition audiovisuelle.

- La TV nous incite à manger, même quand nous n'avons pas faim. Partout dans le monde, les géants agroalimentaires sont les premiers annonceurs télévisuels.

- Plus un individu regarde la TV, moins il dort, or le sommeil est une composante indispensable de notre fonctionnement somatique, émotionnel et cognitif.

- Plus un enfant regarde la télévision et plus il risque de connaître des nuits agitées, porteuses de parasomnies, de crises d'angoisse, de difficultés d'endormissement, de refus d'aller au lit, de cauchemars et/ou de réveils multiples.

- Répétons-le encore une fois : nos expériences précoces conditionnent une grande partie de notre devenir adulte.

- La TV cultive la peur et la violence (agression, désensibilisation).

- Une influence localement minime peut avoir des conséquences majeures si elle s'applique à une large population et/ou de manière récurrente. Un film violent vu par 1 spectateur sur 1000 se traduira par 10 000 actes violents si l'audimat atteint 10 millions de téléspectateurs.

- À travers le stress qu'ils imposent au cerveau, les contenus agressifs et brutaux sont une bénédiction pour les annonceurs : un individu soumis à des tensions émotionnelles enregistre mieux les messages qui lui sont adressés et s'avère plus aisément conditionnable.

- Plus un sujet voit d'images violentes, moins il présente de réaction émotionnelle à ces images, moins il s'avère enclin à aider un inconnu victime de violence (y compris quand il ne risque rien).

- Acculturation : processus par lequel une personne ou un groupe assimile une culture étrangère à la sienne.

- La télévision décroît le goût de l'effort et la sociabilité intra/extrafamiliale.

- Plus un individu regarde la TV, plus il surestime ses chances d'être agressé (victimisation) et de souscrire à des affirmations telles que "On ne peut pas faire confiance à la plupart des gens" (syndrôme du "grand méchant monde").

- Les mères qui ingurgitent le plus de contenus violents augmentent lourdement les messages de mise en garde à leur progéniture.

- Les enfants les plus téléphages sont anxieux et dépressifs.

- S'opposer à tous les asservissements que peut produire la modernité deviendra l'apanage de quelques esprits miraculeusement maintenus en veille.

- Bien qu'il existe de (rares) bons programmes, il n'y a pas de "bon usage" du petit écran.

Conclusions :

1) La TV (en grand format, en moyen : ordinateur ou en petit : smartphone) dégrade les performances scolaires/académiques en provoquant des troubles de l'attention et, par voie de conséquence, en amoindrissant toutes les autres fonctions cognitives ainsi qu'en sapant l'autodiscipline des apprenants.

2) La TV a un effet anesthésiant qui ôte le goût de l'effort (physique et intellectuel), détériore les habitudes alimentaires (en quantité et qualité), perturbe le sommeil, augmente le risque d'anxiété et de dépression...

3) La TV castre notre imagination et notre créativité, notamment mais pas seulement en réduisant le temps consacré à la lecture, à l'écriture et plus largement aux activités ludiques.

4) La TV propage des valeurs consuméristes (par la publicité) et accroît l'impulsivité, l'agressivité et la violence des individus.

5) La TV nuit significativement à la sociabilité au sein et en dehors du cercle familial et contribue au phénomène d'acculturation par lequel les gens en viennent à délaisser leur propre culture au profit de cultures étrangères.

6) Si vous êtes parent : évitez de confier vos enfants à la nounou "TV", sous peine qu'elle leur fasse du mal, aujourd'hui mais aussi (par l'adoption de mauvaises habitudes) pour le restant de leurs jours !

Comme vous pouvez le voir, les effets délétères du petit écran cathodique sur notre vie et plus particulièrement notre intellect et notre bien-être psychologique sont aussi nombreux que vastes ; dès lors, la meilleure chose à faire est d'en avoir conscience et de la consommer avec (une très grande) modération !



De "La fabrique du crétin digital" :

- Les "digital natives" pensent et traitent l'information de manière fondamentalement différente de leurs prédécesseurs.

- Les enfants du numérique mettent le cerveau dans une situation de multitâche pour laquelle il n'est pas conçu.

- Les adeptes du Net savent plus, mais comprennent moins.

- Le problème principal est la consommation récréative du numérique.

- La pratique d'un jeu vidéo d'action après les devoirs altère le processus de mémorisation.

- L'omniprésence de contenus violents à la TV reflète non l'appétence du spectateur pour la douleur, mais une volonté commerciale délibérée : en stressant notre cerveau, ce type de contenues favorise fortement la mémorisation des pauses publicitaires qui accompagnent les programmes.

- La numérisation de l'école aggrave les choses.

- L'homo zappiens attend une rétroaction immédiate : tout doit aller vite, voire très vite !

- L'usage et la fonction des ordinateurs domestiques ont drastiquement changé en deux décennies. Pour les enfants et ados actuels, ces outils consommables à l'infini sans effort ni compétence servent essentiellement au divertissement.

- Tout état persistant et/ou activité répétitive change l'architecture cérébrale.

- À côté des nombreuses applications favorables de l'informatique, s'accumule une quantité de développements néfastes. Dans leur grande majorité, ceux-ci se rapportent aux consommations dites "récréatives".

- Les outils numériques affectent les quatre piliers constitutifs de notre identité : le cognitif, l'émotionnel, le social et le sanitaire.

- Certaines influences émergent avec retard ; par exemple, quand le sommeil est altéré, la maturation cérébrale est affectée.

- Dormir convenablement se révèle essentiel pour abaisser le risque d'accident, réguler l'humeur et les émotions, sauvegarder sa santé et protéger son cerveau du vieillissement prématuré.

- On peut se représenter le cerveau comme une sorte de pâte à modeler dont la texture durcirait graduellement au fil des années.

- Il existe une corrélation négative entre le bien-être socio-émotionnel et le temps consacré aux écrans.

- Pour être pleinement efficace à long terme, le cadre restrictif ne doit pas être perçu comme une punition arbitraire, mais comme une exigence positive.

- Il est plus aisé de résister à une envie quand les moyens de sa stabilisation sont absents, verrouillés ou coûteux.

- 20 minutes passées à ne rien faire entraînent un niveau de fatigue mentale plus important que 20 minutes passées à réaliser une tâche complexe de manipulation des nombres.

- Privés de leurs gadgets électroniques, les enfants se remettre à vivre.

- Ce qui se joue entre 0 et 6 ans influence profondément la vie future de l'enfant.

- Plus les applis deviennent "intelligentes", plus elles se substituent à notre réflexion et nous amènent à devenir idiots.

- Deux recommandations formelles aux parents :
(1) pas d'écrans récréatifs avant 6 ans ;
(2) au-delà de 6 ans, pas plus de 60 minutes par jour (cumulé)

- Il y a près de 80 ans, Aldous Huxley anticipait la dictature parfaite : "Une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage ou, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude".

- Les outils et logiciels qui nous rendent la vie plus facile retirent au cerveau une partie de ses substrats nourriciers.

- Le développement de l'écriture soutient celui de la lecture, et inversement.

- Quand on offre un ordinateur à un enfant (ou ado), les usages ludiques défavorables l'emportent très rapidement sur les usages éducatifs.

- Le vocabulaire est probablement le meilleur indicateur du niveau d'intelligence générale d'une personne.

- L'ampleur des interactions verbales précoces (de 18 à 24 mois) prédit les performances langagières et le QI de l'enfant à échéance de dix ans.

- Au-delà des âges précoces, le langage demande bien plus que des paroles pour assurer son déploiement ; il demande des livres (l'espace oral propose généralement assez peu de richesses lexicales et syntaxiques).

- Trop d'images et de sons stimulants et de sollicitations diverses semblent créer des conditions favorables à la survenue de déficits de concentration, symptômes d'hyperactivité et conduites addictives.

- L'influence des jeux vidéo n'est pas moins nocive que celle de la télé et des outils mobiles.

- Il existe un lien étroit chez les jeunes générations entre consommation numérique et souffrance psychique (dépression, anxiété, mal-être, suicide).

- On appelle sédentaire une personne qui reste assise ou couchée sans bouger pendant de longues heures en dehors du temps de sommeil.

- On constate un lien délétère entre consommation d'écrans et affaissement des capacités physiques, en particulier l'endurance.

- Notre mémoire établit des liens pour apprivoiser le monde et lui donner du sens.

- Avant, nous nous comparions à nos voisins, nos proches et nos amis ; maintenant à nos alter agos télévisuels.

- Rester assis nous tue alors que faire de l'exercice nous construit ! Pas seulement physiquement, mais également dans notre fonctionnement émotionnel et intellectuel.

- Il ne faut surtout pas consommer de contenus "excitants" le matin avant l'école ; ceux-ci nuisent durablement aux capacités intellectuelles de l'enfant.

- Plus le cerveau en développement est soumis au multitasking, plus il devient perméable à la distraction.

Conclusions :

La navigation récréative (sans but) sur Internet et le visionnage aléatoire de vidéos génèrent, par leur sédentarité parfaitement improductive, de la fatigue mentale et peuvent aller jusqu'à occasionner une grande souffrance psychique.

En traitant une partie de l'information à notre place, les outils et applications informatiques nous facilitent la vie mais en contrepartie nous abêtissent (que l'on en fasse un usage raisonné ou non), ce qui se reflète entre autres dans un langage appauvri (ex : "du coup, du coup...").

Trois effets majeurs sont à l'ouvre dans l'abêtissement des jeunes (et moins jeunes) : l'effet zapping (qui provoque impulsivité et impatience), l'effet multitasking (troubles de l'attention, fatigue mentale) et l'effet notifications (distraction), avec pour point commun de favoriser la gratification instantanée au détriment de l'effort de longue haleine.

Comme vous pouvez le voir, ordinateur et smartphone consommés sans modération à des fins récréatives ont une foule de répercussions très négatives chez les jeunes et la société au sens large. Là encore, le mieux est d'en avoir conscience et de limiter leur usage au strict minimum, ce qui veut dire en faire un usage conscient, ciblé et limité dans le temps !