Développement personnel
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Fiche de lecture du livre Nouvelle Terre (Eckhart Tolle)


Je vous propose ci-après une liste des remarques les plus pertinentes du livre d'Eckhart Tolle intitulé Nouvelle Terre - Prendre conscience de sa mission de vie. Ce livre aborde le thème de la connaissance de soi, par-delà l'ego et les courants spirituels.

- Notre véritable identité se cache derrière notre ego.

- On ne devient pas "bon" en essayant d'être bon, mais en trouvant la bonté qui réside déjà en nous.

- Avoir un système de croyances que l'on considère comme une vérité absolue ne fait pas de nous des êtres spirituels.

- L'une des structures mentales les plus élémentaires par lesquelles l'ego se manifeste est l'identification, et le niveau d'identification le plus élémentaire est l'identification aux choses (objets matériels).

- Ce qui explique pourquoi la société de consommation dure et perdure, c'est que s'identifier à des objets ne peut pas marcher : la satisfaction égotiste que l'on en tire est éphémère, de sorte que nous en voulons toujours plus - et achetons toujours plus en conséquence.

- La vie place sur notre chemin les expériences qui sont les plus utiles pour faire évoluer notre conscience.

- Renoncer aux possessions matérielles ne garantit pas à coup sûr d'être libéré de notre ego, qui s'empressera de trouver une autre forme d'identification pour combler le vide.

- Clamer avoir raison et donner tort aux autres est l'une des principales stratégies de notre ego pour s'agrandir, mais aussi l'une des principales formes d'inconscience.

- La plupart des gens s'identifient tellement à la voix qui parle dans leur tête (le flux incessant de pensées compulsives et les émotions qui les accompagnent) qu'on pourrait dire d'eux qu'ils sont "possédés par leur esprit".

- En ne réagissant pas aux incitations de notre ego, on peut souvent désamorcer l'ego des autres et les rendre plus sains/rationnels.

- Un synonyme de "non-réaction" est "pardon". Pardonner, c'est percevoir la rationalité qui compose l'essence de chaque personne, au-delà des caprices de l'ego.

- Notre ego prospère quand nous sommes en état d'inconscience. Autrement dit, ego et inconscience ne peuvent pas coexister. Dès l'instant où nous prenons conscience de l'ego qui agit en nous, ce n'est plus l'ego à proprement parler qui agit, mais simplement un ancien schéma de pensée conditionné.

- Quand nous nous plaignons, par implication cela veut dire que nous avons raison et l'autre tort. Rien ne renforce autant l'ego que de savoir qu'on a raison.

- Une personne sous l'emprise de son ego prend tout personnellement. Ses émotions s'emballent, elle devient défensive, sinon agressive. Est-là un moyen de défendre la vérité ? Non, car la vérité n'a pas besoin de défense.

- Les enseignements religieux sont des balises laissées par des humains éveillés désireux de aider dans notre éveil spirituel.

- Faire preuve de compassion, c'est reconnaître que nous souffrons tous de la même maladie de l'esprit.


- L'émotion centrale qui régit tous les agissements de notre ego est la peur. Et le mieux que notre ego puisse faire est de la masquer provisoirement au moyen d'une relation intime, d'une nouvelle acquisition, etc.

- Aucun faux-semblant ne parviendra à nous satisfaire durablement. La seule voie de libération est d'apprendre à savoir qui nous sommes réellement.

- Un ego qui veut obtenir quelque chose d'une autre personne (et quel ego ne le veut pas ?) aura tendance à jouer un rôle pour satisfaire son besoin.

- Une personne timide qui craint l'attention des autres n'est pas libérée de l'ego, elle a simplement un ego ambivalent qui craint et désire à la fois l'attention des autres.

- Que l'on se croie supérieur ou inférieur aux autres, c'est dans les deux cas l'ego en nous qui anime notre esprit. Vous n'êtes ni inférieur, ni supérieur à quiconque, et c'est sur cette réalisation que repose l'estime de soi.

- Certains egos, quand ils ne réussissent pas à susciter l'admiration des autres, se rabattent sur d'autres formes d'attention - y compris négatives. Un rôle très courant est celui de victime.

- Il n'est pas rare qu'au début d'une relation romantique l'un ou l'autre des amoureux joue un rôle. Mais jouer un rôle demande des efforts et ne peut durer indéfiniment, surtout quand on vit ensemble.

- L'amour authentique ne contient pas la moindre volonté de possession.

- Quand nous acceptons entièrement que nous ne savons pas réellement qui nous sommes, nous entrons dans un état de paix et de clarté qui est plus proche de notre vrai moi que nous n'aurions jamais pu l'imaginer. Il faut savoir se perdre pour se trouver.

- Comment avoir des interactions humaines authentiques quand nous jouons un rôle ? Comment espérer vivre des relations apaisées quand au fond il n'y a pas vraiment de relation ?

- Regarder les faits droit dans les yeux est quelque chose de très puissant.

- La croyance selon laquelle les parents savent mieux que leurs enfants ce qui est bon pour eux est valable jusqu'à un certain âge, mais au fur et à mesure elle devient moins pertinente. Ce qu'un parent interprète comme une erreur peut être exactement ce dont l'enfant a besoin pour grandir.

- La souffrance a une noble finalité : faire évoluer notre conscience et brûler notre ego. Mais tant que nous résistons, la progression s'en trouve ralentie. Il faut être capable d'accepter la souffrance pour pouvoir la transcender.

- Vous aurez beau faire toutes les bonnes choses pour votre enfant, cela ne sera peut-être pas suffisant si vous omettez d'ÊTRE un bon parent.

- Seuls ceux qui ne cherchent pas à paraître mieux qu'ils ne sont et se contentent d'être eux-mêmes sont remarquables et ont un vrai impact dans ce monde. Il n'y a rien à gagner à se vanter, vouloir être spécial ni impressionner les autres.

- C'est quand nous sommes totalement et authentiquement nous-mêmes que nous avons le plus de pouvoir. Celui ou celle qui ne joue pas de rôle n'a pas d'agenda secondaire (d'idées derrière la tête). Il s'ensuit que ses actions ont beaucoup plus de puissance. Il ou elle est totalement concentré(e) sur la situation, ne formant qu'un avec l'instant présent.

- Cessez de vous définir - à vous-même et auprès des autres. Non seulement vous n'en mourirez pas, mais en prime, en acceptant de ne pas savoir qui vous êtes, vous ouvrirez un champ de pure potentialité.

- Entretenir une souffrance sans en prendre conscience est l'essence même d'une vie inconsciente entièrement placée sous le joug de l'ego.

- Un grand nombre de troubles mentaux font intervenir les mêmes traits égotistes à l'oeuvre chez une personne normale, à ceci près qu'ils sont désormais si prononcés que leur caractére pathologique est visible de tous, sauf du concerné.

- Plus l'on a d'ego, plus il y a de chances que les autres nous apparaissent comme la source principale des maux dans notre vie.

- Pour attirer la réussite, il faut être capable de l'accueillir partout et chaque fois que nous la rencontrons.

- La perception que nous avons de nous-mêmes, l'identité que nous pensons avoir détermine ce que nous croyons être nos besoins et la hiérarchie selon laquelle nous les ordonnons.

- Si de petits désagréments ont le pouvoir de vous faire dérailler, alors c'est exactement ce que vous êtes : petit.

- Si la notion de manque (d'argent, affection, etc.) est devenue partie intégrante de votre identité, vous ressentirez toujours un sentiment de manque dans votre vie.

- Essayez cette technique l'espace de quelques semaines et observez les changements qui en résultent : identifiez l'objet de votre ou vos manques (reconnaissance, affection...) et donnez-en aux autres.

- Pour être dans l'instant présent, l'activité que nous réalisons doit être autotélique (une fin en soi) et non un moyen vers une fin (argent, prestige...).

- La non-résistance, le non-jugement et le non-attachement sont les trois aspects de la vraie liberté et d'une vie éclairée.

- Une fois que l'on a admis la transience (impermanence) de toutes les choses et l'inexorabilité du changement, on peut profiter des plaisirs du monde tant qu'ils durent sans avoir peur de les perdre.

- La distraction atténue nos souffrances, mais elle a un coût très onéreux, c'est celui de l'inconscience. Au lieu de nous élever au-dessus de nos pensées, nous sombrons dans leurs profondeurs.

- Regarder la TV pendant des heures nous rend inconscients, nous vide de notre énergie et engendre de la léthargie.

- Plus on perçoit la vie par le prisme mental de l'abstraction et la conceptualisation, plus le monde autour de nous semble plat, sans vie.

- Quand l'incertitude ne nous effraie plus, une infinité de possibilités s'ouvrent à nous. La peur n'est plus le facteur dominant dans nos décisions et nos actions et ne nous empêche plus d'opérer des changements.

- "Le désir de sécurité s'oppose à toute entreprise noble". (Tacite)

- Le "mouvement retour" dans la vie d'une personne, c'est-à-dire la dissolution / l'affaiblissement de la forme (dû à la vieillesse, à la maladie ou au handicap), recèle un potentiel énorme d'éveil spirituel.

- Dans les cultures ancestrales, les personnes âgées étaient respectées et écoutées. Elles représentaient un trésor de sagesse et apportaient cette dimension de profondeur sans laquelle aucune civilisation ne peut survivre très longtemps.

- On parle d'action éveillée quand notre but extérieur (ce que nous faisons) est en phase avec notre but intérieur (être éveillé).

- Le syndrôme consistant à "attendre pour commencer à vivre" est l'un des leurres les plus répandus de l'état inconscient.

- Quand on désire arriver au but plus qu'on souhaite faire ce que l'on fait, on devient stressé. L'équilibre entre le plaisir et la tension structurelle est perdu.

- La joie d'être, c'est avant tout la joie d'être conscient.