Développement personnel
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Les multiples bienfaits de la méditation


Je vous propose ci-dessous un récapitulatif des meilleures citations du livre "Méditer jour après jour" de Christophe André, un ouvrage utilissime pour comprendre l'intérêt extraordinaire de l'exercice contemplatif et son pouvoir d'améliorer sensiblement notre bien-être.

- Méditer, c'est avant toute autre chose s'arrêter (de faire, de remuer, de s'agiter...). Se mettre en retrait, se tenir à l'écart du monde.

- Notre besoin de respirer est encore plus immédiat que celui de manger, boire, aimer et être aimé.

- Quand on fait du bien à son corps, on fait du bien à son esprit. Activité physique, détente et relaxation, mais aussi sourires, postures droites et dignes retentissent sur notre mental.

- Les sons de la nature ont un grand pouvoir sur nous : ils remontent à nos très lointaines racines animales.

- Nous sommes capables de retenir notre respiration plus longtemps que nous ne pouvons nous abstenir de penser.

- Les graines de la sérénité ne poussent que sur une terre de lucidité, pas sur le déni ni le mensonge à soi-même.

- Quand nous sommes troublés et contrariés, il vaut mieux non pas passer à autre chose mais observer ce qui se passe en nous.

- On se sent "être" quand on s'est arrêté de "faire".

- Se recueillir, c'est se recentrer, se réhabiter, reprendre contact avec soi-même, là où nos environnements nous coupent souvent de nous-mêmes.

- Il faut évoluer dans le monde réel et non dans un monde virtuel appauvri par l'étroitesse de notre attention.

- Notre "présence aux objets", c'est-à-dire la réflexion consciente de leur fabrication et la possession que nous avons d'eux, est une source de gratitude élargie à l'infini.

- Le vol d'attention et de conscience dû aux distractions et sollicitations extérieures engendre un déficit d'intériorité, notamment car ces interruptions raccourcissent nos pensées.

- Notre société d'abondance extérieure induit des carences intérieures. Trop de quelque chose implique un manque d'autre chose...

- Pour éviter la fatigue mentale et entretenir sa sérénité, il est utile de réaliser une seule chose à la fois et non plusieurs.

- La pleine conscience nous apprend à protéger ce qui est important et compte vraiment pour nous.

- Si nous ne faisons rien de ce qui est important pour nous, il ne nous arrivera rien dans l'immédiat, mais peu à peu notre vie deviendra terne, triste, bizarrement vide de sens.

- La méditation adore l'action, sinon elle tourne en rond.

- Faire plusieurs choses simultanément, c'est précisément vivre non pas en pleine conscience, mais inconscience. Sachant cela, il est très utile de pratiquer des exercices de type "rien que" : rien que manger (repas en pleine conscience), rien que marcher (sans réfléchir ni anticiper).

- Se montrer intelligent, c'est d'abord observer ce qui est, au lieu de vouloir imposer tout de suite sa présence au réel.

- L'un des principaux bénéfices de la pleine conscience est l'accommodation, autrement dit l'assimilation des contradictions éventuelles entre le monde et notre vision du monde. Elle résulte des attitudes mentales d'acceptation et de non-jugement.

- Un autre bénéfice de la pleine conscience est l'apaisement, lui aussi fort utile à l'intelligence (l'esprit agité et dispersé ne peut poser sur le monde un regard lucide).


- La pleine conscience doit nous aider à ne pas en rester au "miroitement du réel". La vision pénétrante qu'elle facilite nous permet de sonder la nature des choses, de ne pas nous laisser abuser par les apparences.

- La manière dont nous percevons la réalité pèse de tout son poids sur notre bien-être et s'avère responsable, si elle est inadéquate, d'une part importante de nos souffrances et de celles du monde.

- L'acceptation consiste au premier chef à accepter l'idée de l'échec, selon le raisonnement "Je vais faire de mon mieux, puis nous verrons bien...".

- Accepter ce qui est rend plus calme et plus intelligent, donc plus à même de changer ce qui doit l'être.

- Tous nos petits agacements quotidiens sont de merveilleuses occasions de travailler l'acceptation.

- En ruminant nos maux, nous en faisons des monstres.

- Le plus souvent, nos soucis ne sont rien d'autre que des incertitudes préoccupantes.

- Face aux souffrances, à la détresse, commencer par respirer.

- La rumination solidifie nos pensées et émotions désagréables, quand la pleine conscience les ramollit.

- Pour ne pas amplifier la souffrance en focalisation toute notre attention sur elle, il faut "agrandir le contenant". La réflexion sous l'emprise du malheur peut produire encore plus de malheur.

- Parfois on va tellement mal que l'on doit se réfugier dans l'action seule pour survivre.

- L'anxiété se résume au fond à une intolérance à l'incertitude.

- Adage zen : "Celui qui atteint son but a manqué tout le reste".

- La spiritualité, ce n'est pas fuir devant ce qui nous dépasse, mais au contraire s'y exposer en pleine conscience.

- La plupart de nos capacités psychiques obéissent aux règles de l'apprentissage : plus on pratique, plus on progresse. Cela vaut pour les activités constructives, comme les activités destructives ou stériles. Ainsi, plus nous pratiquons l'énervement, plus nous devenons forts en énervement. Plus nous stressons, plus nous devenons des champions du stress...

- Dans la mesure où le bonheur est indissociable du malheur, où la vie ne manquera pas de nous confronter au tragique et au désarroi, autant ne pas rêver d'un bonheur parfait et permanent. Et apprendre à le savourer par petits bouts : lui laisser une place malgré les tracas et soucis, au milieu d'eux et non une fois qu'ils seront enfuis (les problèmes réglés).