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Principes élémentaires d'économie du bonheur


Notes de lecture du livre "Heureux comme Crésus ? Leçons inattendues d'économie du bonheur"

Je vous propose (en vrac) les plus instructives leçons du livre d'économie du bonheur de Mickaël Mangot, suivies d'un résumé personnel.

- La microéconomie du bonheur répond à la question "Comment utiliser au mieux son temps et son argent pour augmenter son niveau de bonheur ?"

- On différencie trois dimensions du bonheur aux temporalités distinctes :

1) Bien-être émotionnel (court terme)

2) Satisfaction de la vie (moyen terme)

3) Bien-être psychologique (long terme)

- Le bonheur est une disposition psychologique à mi-chemin entre un état (très instable) et un trait de personnalité (très stable).

- La génétique explique à 80% la composante stable du bonheur.

- On peut améliorer son bonheur en cultivant ses forces, donnant du sens à sa vie, exprimant sa gratitude, témoignant de la gentillesse.

- Une fois les besoins primaires (Maslow) satisfaits, l'argent a un effet très relatif sur le niveau de bonheur.

- Il faut éviter autant que faire se peut la comparaison sociale (exception : peut avoir un intérêt sous un prisme positif).

- Maîtriser ses attentes, surtout quand nos revenus augmentent.

- La richesse héritée constitue un vrai handicap pour le bonheur.

- Pour être heureux, mieux vaut éviter TV et Internet (en particulier les réseaux sociaux), qui fabriquent des aspirations et alimentent les valeurs matérialistes.

- Penser à l'argent rend individualiste et diminue le goût des plaisirs simples.

- La capacité à savourer augmente la fréquence et l'intensité des émotions positives et donc la satisfaction de la vie.

- "Étirer" les bonnes expériences en les anticipant et se les remémorant.

- Il est préférable de ne pas accorder une place centrale à l'argent dans sa vie, d'une part car cela comporte le risque de perte de contrôle (dépendance extérieure), d'autre part en raison du risque de comparaison aux autres (mesure comparable).


- Un "lieu de contrôle" et un "lieu d'évaluation" internes favorisent le sentiment d'autonomie.

- Le bonheur tend à fuir celui qui le poursuit avidement.

- Les propriétaires sont légèrement plus heureux que les locataires.

- Le plaisir est éphémère alors que le désir est durable, ce qui signifie que l'homme est plus facilement mené par le désir que le plaisir.

- L'achat de biens matériels (même durables) a un effet éphémère sur le bonheur.

- Les biens dits "expérientiels" sont plus à même de procurer des émotions fortes : effet anticipatoire + souvenirs + incomparables + relations sociales.

- L'homme étant un animal social, les relations sociales jouent un rôle déterminant dans son bonheur.

- L'abstinence est une technique efficace pour augmenter le plaisir des consommations.

- Vivre régulièrement de nouvelles expériences peut doper notre niveau de satisfaction.

- À revenus identiques, on est d'autant plus heureux que les autres gagnent moins.

- Mieux vaut limiter les consommations/achats statutaires, en effet la course au statut social (pour séduire) est un jeu à somme nulle.

- Repousser les plaisirs augmente l'utilité d'anticipation.

- Il est primordial de connaître ses valeurs personnelles et de vivre en accord avec elles.

- Le matérialisme nuit au bonheur, le piège est alors de subordonner sa vie sociale à son accomplissement individuel.

- Les dettes ont pour effet de diminuer le bien-être des individus.

- L'épargne disponible (liquide) alimente directement la sensation de contrôle sur sa vie et d'autonomie.

- L'altruisme (gentillesse et générosité) est bénéfique au bonheur ; l'acte du don augmente l'impression de richesse, mais aussi de puissance et de statut.

- La perte d'emploi / le chômage est l'événement le plus préjudiciable au bonheur.

- Un emploi peut être au choix : un gagne-pain, une carrière ou une vocation.

- Pratiquer des loisirs réguliers améliore le bien-être psychologique.

- Comment atténuer la sensation désagréable de ne pas être maître de son temps ? La réponse est contre-intuitive : en donnant de son temps !

- L'argent fait le bonheur, mais surtout négativement, c'est-à-dire qu'il rend malheureux quand on en manque.

- La satisfaction dépend des points de référence utilisés.

- Les biens matériels ont un impact éphémère sur le bonheur.

- La consommation impulsive/instantanée, le suivi des normes sociales ainsi que la routine nuisent au bonheur.

Conclusions :

1) On peut être malheureux quand on manque d'argent ou l'on y pense trop, mais on ne devient pas beaucoup plus heureux quand on en gagne davantage une fois nos besoins humains primaires satisfaits - on risque même de devenir moins heureux si on a l'impression de manquer de temps libre.

2) Il faut fuir autant que possible la comparaison sociale et à ce titre se méfier de la télévision et d'Internet qui nous y exposent abondamment - faisant naître chez nous des "besoins" artificiels (ou, mieux dit : des envies) qui nous maintiennent dans un état d'insatiabilité quasi-permanent.

3) Les biens matériels et plus encore statutaires ont un effet marginalement positif sur le bonheur et dans tous les cas très éphémère, tandis que les expériences (théâtre, parcs à thème, voyages...) parviennent beaucoup plus efficacement à nous rendre heureux.